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17/07/2014

Débats et opinions: Qui veut tuer "l'Esprit Gbagbo "?

  En politique il y a des signes et des gestes qui ne trompent pas. Depuis que monsieur Affi est sorti de prison, il s'est mis dans la posture d'un double agent en mission commandée au profit de l'impérialisme occidental et de Ouattara. Tous ses discours s'apparentent à ceux du RDR et du RHDP. Voici les thématiques qu'il utilise régulièrement au cours de ses tournées politiques: "La guerre est derrière nous", "allons à la paix", "tournons la page et allons à la reconstruction de notre cher pays". Ces mots ont un sens en politique.

Comment peut-on demander aux Ivoiriens et en particulier aux militants du FPI d'oublier la guerre en moins de trois ans ?
Comment peut-on demander aux Ivoiriens d'aller à la reconstruction de la Côte d'Ivoire qu'ils n'ont jamais détruite?

Comment peut on demander aux Ivoiriens et aux militants du FPI de tourner la page sur celui là même qui a initié la démocratie dans notre pays, et qui est arbitrairement détenu dans une cage parce qu'il a voulu remettre en cause le contrat de 1961?

Contrat moralement et politiquement inacceptable et qui brutalise notre liberté de choix.
Comment peut-on oublier Simone Gbagbo dans les geôles du nord et tous nos exilés pour accompagner Ouattara dans des élections déjà gagnées d'avance?
Comment peut on aller dans une CEI inceste, c'est à dire composée uniquement des membres de la famille de Ouattara?

Autres signaux: Monsieur Affi a toujours été présenté par le gouvernement de Ouattara comme une star alors que la politique n'est pas un spectacle.
AFFI ne se gène pas d'aller dîner nuitamment à la résidence de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, d'ailleurs il a toujours affirmé qu'il ne reproche rien à la France.

Si l'Afrique n'est pas assez entrée dans la mondialisation économique c'est à cause de ses propres enfants qui ont fait le choix des jouissances matérielles et de la soumission, c'est à dire des véritables marionnettes.

Comment AFFI peut-il oser remanier son bureau à quelques jours de l'arrivée du colon Hollande? Son souhait serait il de présenter une opposition molle au représentant de la puissance coloniale Française? Même le prisonnier Gbagbo continue de mener la lutte dans la cage où il est enfermé. Mais pourquoi AFFI a-t-il peur d'assumer ses responsabilités devant l'histoire? Si AFFi veut jouer le même rôle que Ouattra, c'est à dire être l'homme de sérail de la France, coopté pour protéger les intérêts économiques et les privilèges de celle-ci, qu'il laisse sa place à Laurent Akoun ou à Douaty Alphonse pour continuer le combat de Gbagbo jusqu'au bout.

AFFI oublie que des jeunes étudiants ont été froidement assassinés par les forces Françaises, sans oublier les assassinats programmés des cadres du FPI, suivis de l'épuration ethnique des populations de l'ouest à cause de leur choix politique. Gbagbo avait eu raison de dire dans son dernier livre: "il avait trop de traîtres autour de moi". Mais petit à petit les militants et les Ivoiriens découvriront les collabos qui étaient cachés a l'intérieur du FPI juste pour partager la soupe avec Gbagbo tous les soirs.

La détention et la confirmation des charges contre Gbagbo arrangent certains cadres de sa propre famille politique et beaucoup de traîtres de LMP qui ont pour métier politique de manger à tous les râteliers. Ils ont une mémoire sélective et très habile. Ils ont pour seul slogan trompeur "Ne vous inquiétez pas, Gbagbo sera libéré le mois prochain". Mais en réalité ils ne sont pas pour la libération de Gbagbo, car libérer Gbagbo serait la fin de leurs mensonges et de leurs carrières politiques. C'est pourquoi je demande aux militants de rester sereins et vigilants et de continuer de soutenir la ligne politique du combat de Gbagbo jusqu'au bout ,car on ne peut pas tuer un esprit.

09:49 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Côte d’Ivoire: arrivée de Hollande pour une visite à dominante économique

ArrivéeArrivée du President François Hollande à Abidjan
Jeudi 17 juillet 2014. Aéroport FHB. Arrivée à Abidjan du Président français, François Hollande pour une visite officielle de 24h. Il a été accueilli par son homologue ivoirien, Alassane Ouattara..

 

  Abidjan - Le président français François Hollande a atterri jeudi à 07H00 (locale et GMT) à Abidjan pour une visite à large dominante économique en Côte d’Ivoire, dont la France est le premier partenaire commercial.

M. Hollande, dont l’avion s’est posé avec près d’une heure de retard, entame dans la capitale ivoirienne une tournée africaine de trois jours qui le mènera vendredi et samedi au Niger puis au Tchad, où il doit lancer le redéploiement des forces françaises au Sahel dans le cadre d’un nouveau dispositif "antiterroriste".

Il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny par son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Abidjan était pavoisée de drapeaux
aux couleurs des deux pays et de grands portraits des deux dirigeants.

Il s’agit de la première visite en Côte d’Ivoire du président français, qui a reçu quatre fois M. Ouattara à Paris.

M. Hollande doit entamer son déplacement par une rencontre avec l’importante délégation de dirigeants d’entreprises françaises qui l’accompagnent. Une quarantaine au total, parmi lesquels le PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, et des membres de la direction d’Alstom et de Suez-Environnement.

Quelque 200 filiales d’entreprises françaises et 140 PME dirigées par des Français sont installées en Côte d’Ivoire.

Outre des entretiens et un dîner officiel avec M. Ouattara, François Hollande doit notamment clôturer un forum économique sur "La ville durable"
avec son hôte.

Les questions de justice et de droits de l’Homme seront aussi au programme. Il devrait ainsi rencontrer en fin de journée des représentants du Front patriotique ivoirien (FPI), parti de l’ex-président Laurent Gbagbo actuellement emprisonné à La Haye, et des ONG.

09:41 Écrit par YKJMhome dans actualite Africaine, actualite nationale, NEWS | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/07/2014

Côte d'Ivoire : Bédié invite le FPI à désigner ses représentants à la Commission électorale

Le Président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique) Henri Konan Bédié a invité, vendredi, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien Chef de l'Etat Laurent Gbagbo à désigner ses représentants au sein de la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser les prochaines élections.

S'exprimant à l'aéroport d'Abidjan à son arrivée de la France après deux mois d'absence, M. Bédié a indiqué que la composition de la CEI est "bonne", et garantit des élections "crédibles". "Je souhaite vivement que le FPI désigne ses représentants", a-t-il ajouté.

Le Président du FPI, Pascal Affi N'guessan a expliqué, jeudi, le rejet de l'ossature de cette institution électorale. "le pouvoir a la majorité absolue avec neuf membres" avait déploré M. Affi.

La nouvelle CEI, adoptée le lundi 28 mai par le parlement, passe de 31 à 17 membres dont un représentant du Président de la République, quatre pour les partis au pouvoir, quatre pour les partis de l'opposition, quatre pour la société civile et quatre représentants de l'administration.

12:16 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique, Société | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/06/2014

Gnamien Konan, aux enseignants de la Cnec : « Nous voulons un climat apaisé sur 10 ans à l’université »

Grève

Grève à l`université: la CNEC échange avec le ministre Gnamien Konan
Jeudi 26 juin 2014. Abidjan. La Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs de Côte d`Ivoire (CNEC) a été reçue par le ministre de l`enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Gnamien Konan.

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15:37 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Société | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

24/06/2014

Mondial 2014 : Éléphants, rentrez dans l’Histoire et face à leur destin

         

La Côte d’Ivoire joue son va-tout ce mardi 24 juin 2014 à 20 heures GMT face à la Grèce. Battus par la Colombie jeudi dernier à Brasilia (2-1), les Éléphants ont encore leur destin en main dans ce Mondial 2014.

En cas de qualification, ce serait une première historique pour la Côte d’Ivoire. En effet, les Éléphants participent à leur troisième Coupe du monde consécutive. Jusque-là, ils n’avaient jamais réussi à sortir de leur poule. Le tirage au sort ne leur avait jamais été favorable, tombant à chaque fois sur les ogres du football mondial (Pays-Bas et Argentine en 2006, Portugal et Brésil en 2010). Cette année, le sort a été plus clément : Colombie, Japon et Grèce. Des adversaires à la portée des Éléphants qui totalisent trois points après deux matchs disputés contre la Colombie et le Japon.

Drogba Didier, l’attaquant vedette des Éléphants n’a pas encore débuté une rencontre de la compétition en tant que titulaire. Remplaçant de luxe, nous osons espérer qu’il débutera ce match décisif car à chacune de ses entrées, les Éléphants ont marqué. "Drogba apporte un plus à notre équipe. Il a énormément d’expérience. La rencontre face à la Grèce est un match décisif et c’est justement à ce moment-là que l’on a besoin des joueurs d’expérience", a déclaré Salomon Kalou. Espérons que Sabri Lamouchi, le sélectionneur des Éléphants tienne compte de cet avis.

Le dernier match de poule s’apparente à une "finale". Une victoire, voire même un match nul face à la Grèce (en fonction du résultat de Colombie - Japon qui se dispute en même temps), qualifieraient automatiquement la Côte d’Ivoire pour les huitièmes de finale.

18:54 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Football | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/03/2014

Meurtre de l'ex garde du corps d’Affi N’guessan

                                                                                         Photo: Jour de mariage pour le couple Adjobi (Grégoire et Rita) il y a 3 mois. Ils ont été sauvagement assassinés par les escadrons de la mort le 04 mars 2014 à 10h à leur domicile d'Abidjan.

« Une source m'informe que l'ex garde du corps d' AFI jusqu' au 11 avril 2011 du nom de Adobi Grégoire, gendarme de profession à été abattu ainsi que son épouse à leur domicile de la Riviera.
Les enfants étaient à l' école ce matin quand à eu lieu l'assassinat. C'est la consternation totale. Paix à leurs âmes ». Voilà ce révélait Joël Curtis hier sur son mur FB.

Ces fait sont très graves. Dans une république dotée d’une Constitution, de lois, d’une justice pour les appliquer, ceci s’appelle un meurtre, même un double assassinat. J’ai guetté toute la journée s’il n’y aurait pas eu de déclaration de la part de son ancien patron Pascal Affi N’guessan pour confirmer ou non cette information. Vers minuit, voyant que rien n’avait filtré, je me suis permis de contacter certaines personnes,de mener une petite enquête au sein de la gendarmerie pour savoir si les faits étaient avérés, si effectivement Mr et Mme Adobi Grégoire ont été assassinés.

Ce matin j’ai eu la réponse, la confirmation que Joël Curtis disait vrai, que ce n’était pas une simple rumeur pour attiser le feu, et je vous livre ce que j’ai pu apprendre. "Les faits malheureusement sont vrais :l'ancien garde de corps de Affi avait conservé le véhicule qu'il avait avant la crise, véhicule de service, et ce matin là, monsieur était dans la chambre encore quand Madame a démarré le véhicule pour faire ses courses; c'est alors que des individus armés ont fait irruption dans la cour au moment où le véhicule allait sortir de la maison. Lorsque Monsieur a entendu les discussions dans la cour, il est sorti pour voir ce qui se passait, alors ces hommes ont ouvert le feu, tiré sur Monsieur ensuite sur Madame, avant de s'enfuir à bord de leur véhicule. » Mes sources sont sûres et bien informées.

Plutôt que de s’occuper dès son retour de chantiers, de veiller à la rapidité de leur avancement, afin faire sortir plus vite les richesses du sol et du sous-sol, Alassane Ouattara ferait bien de prendre enfin les mesures adaptées à la situation de grand banditisme, de corruption et de violence de ses milices armées. L'enquête diligentée pour retrouver les assassins du journaliste Wé Désiré Oué a-t-elle abouti? Plus le temps passe et plus les enquêtes s’éloignent. D’ailleurs Nahibly va bientôt reprendre vie en accueillant un projet immobilier avec pleins de "logements sociaux". Il n’y a plus de temps pour enquêter sur un massacre, place maintenant au bétonnage des preuves, avec l'aide de l'Onuci.

Pourquoi les fameux FRCI non reclassés n’ont-ils toujours pas rendu leurs armes ? Pourquoi ce gendarme, probablement non armé, puisque la normalité dans une démocratie bananière comme la Nouvelle Côte d’Ivoire émergente, c’est de voir des voleurs armés appliquant la loi en tuant et volant les gendarmes…

Triste émergence. Encore une famille brisée, des orphelins laissés pour compte. Et ne me dites pas que la première Dame va venir présenter ses condoléances, laisser une enveloppe comme elle l’a fait hier en visitant la famille du ministre des Eaux et Forêts, Mathieu Babaud Darret, pour prendre part au chagrin de la famille, à l’occasion du décès de son épouse. Évènement important dans cette Ouattarandie aux chagrins sélectifs, consignée déjà sur son site officiel. A noter en passant que l’article suggère qu’elle s'était déplacée avec son époux;mais aucune photo de lui, aucune signature sur le registre. Ouattara est guéri,il saute et gambade au point que les photographes n’arrivent pas à l’immortaliser sur leur clichés…

Madame Ouattara ne s’était pas déplacée pour la veuve du journaliste désiré Oué, enceinte, à deux jours de son mariage . Et l’argent qui soulagerait des familles en difficulté va de préférence dans cette ploutocratie à ceux qui ne manquent de rien : le ministre des eaux et forêts n’avait-il pas déjà mis à contribution ses chers employés du ministère, depuis les collaborateurs directs jusqu’au portier et la femme de ménage? Se déplacerait-elle maintenant pour consoler et aider des orphelins ? Ce devrait être dans le registre de ses compétences et de ses attributions. Attendons de voir.

J’aurais déjà voulu écrire hier, j’attendais en fait la confirmation des faits, et un communiqué de celui qui aurait pu le mieux lever le doute: l’ancien patron de ce gendarme, le président Affi N’guessan. Parce que entre un gendarme garde du corps et son patron, il y a des liens qui se tissent, tant d’heures passées ensemble, le gendarme connait la famille de son patron, entend ses coups de téléphone, vient le chercher à son domicile. Et un patron digne de ce nom rentre aussi dans l’intimité de celui qui est censé le protéger et donner sa vie pour lui.
Et là silence. Rien, aucune nouvelle. Il n’était pas au courant ? Si, via FB il savait, et même des amis lui ont écrit pour le prévenir; à l’ère des téléphones cellulaires de 4èmegénération, je ne comprends pas. Je n’appartiens pas au sérail, je n’ai pas à m’embarrasser de sourires, de courbettes pour être « diplomate »,mais ce silence me gêne. Les manœuvres politiciennes passeraient-elle donc avant le cœur et les témoignages de compassion auxquels on s'attendrait en pareil cas? Pourquoi n’avoir pas réagit immédiatement ? Affi certainement-mieux que moi- connaissait des amis dans la gendarmerie à même de lui signaler si les faits étaient avérés, si son compagnon d’avant le 11 avril avait perdu la vie avec son épouse pendant que les enfants étaient à l’école. Bien sûr aujourd’hui le communiqué tombera, bien pesé bien adapté à la politique actuelle de rapprochement du FPI avec le gouvernement. Une sympathie taillée sur mesure, pesée en fonction des calculs de l’heure adaptée aux manœuvres politiciennes.

La parution de Notre Voie ce matin évoque sur sa page de garde « crime crapuleux :l’ex garde du corps d’Affi tué avec son épouse ». J’aurais voulu hier cette réaction à chaud, celle de l’ami, pas celle du politicien. Je vais arrêter là. Peut-être sa réaction est-elle consignée dans le journal. Je ne l’ai pas encore reçu, mais c’est la spontanéité que j’aurais désirée, avec tous mes frères ivoiriens pour bien voir que l’objectif de cette opposition c’est pour le moment de dénoncer les crimes,les emprisonnements d’un régime placé sous les projecteurs, que l’on déshabille, avant de prendre sa place en 2015, si les urnes sous contrôles vous y autorisent. La vérité est à ce prix, la réconciliation aussi. Et si la justice n’est pas au cœur des héritiers immédiats de Laurent Gbagbo, alors il y a à désespérer d’aujourd’hui et de demain.

 

01:24 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Urgent : Blaise Compaoré à Abidjan. Ouattara toujours convalescent, absent à l’aéroport

                                             PHOTO Blaise Compaoré arrivé ce mardi 04 mars 2014 à l'aéroport d'Abidjan, et accueilli à le Premier ministre Kablan Duncan et par le Président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro.

Le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est arrivé ce mardi 04 mars 2014 à 12h à Abidjan, pour une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté un journaliste d’IvoireBusiness présent à l’aéroport d’Abidjan.
Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre Kablan Duncan et par le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.
Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, était absent à l’aéroport Félix Houphouët Boigny pour accueillir son hôte.
Blaise Compaoré n’a fait aucune déclaration à sa descente d’avion, préférant se rendre immédiatement à la résidence présidentielle à la rencontre de Ouattara, rentré convalescent de Paris dimanche.
C’est selon nos informations, la raison de son absence à l’accueil de Blaise Compaoré.

 

01:17 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/11/2013

AFFAIRE DOGBO BLE:Le procès en cassation du Général Dogbo Blé renvoyé au 26 décembre

                           

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Abidjan - Le procès en cassation instruit par les avocats du Général Brunot Dogbo Blé, l’un des hommes forts de l’appareil sécuritaire du régime Gbagbo, condamné à 15 ans de prison ferme pour le meurtre du colonel major, Adama Dosso durant la crise postélectorale de 2010, a été renvoyé jeudi par la Cour suprême au 26 décembre prochain, a constaté une journaliste de APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

« Le plaidoyer n'aura pas lieu. Le dossier a été déposé la semaine dernière et nous l'avons reçu cette semaine. Le Président (de la Cour suprême) n'est pas là et le parquet n'a pas été vite saisi » a déclaré le Président de la formation de la Cour suprême, Vé Boua peu après l'arrivée du Général Dogbo Blé dans les locaux de la Cour suprême à 9H30 (Gmt et heure locale).

Le Président de la Cour suprême Mamadou Koné se trouve dans la région de Gbêkê (Bouaké, au Centre)où se trouve depuis lundi le Chef de l'Etat, Alassane Ouattara pour une visite d'Etat de cinq jours.

Brunot Dogbo Blé est arrivé à bord d'un véhicule de la gendarmerie nationale, habillé en costume de couleur grise, sous lequel arborait une chemise bleu clair.

L'ex-patron de la Garde républicaine sous l'ancien Président, Laurent Gbagbo, a été escorté par quatre sous officiers de la gendarmerie. « Le dossier a été renvoyé au 26 décembre », a ajouté M. Boua.

Pour sa part, l'avocat du Général Brunot Dogbo Blé, Me Mathurin Dirabou a dénoncé son impossibilité de voir son client qui serait en détention à l'école de gendarmerie dans des conditions «difficiles et précaires ». « Nous avons le sentiment que la loi sera dite et nous gardons espoir », a-t-il poursuivi.

Le Général Dogbo Blé a été reconnu coupable de «meurtre, de séquestration, d'enlèvement et de complicité d'assassinat du colonel-major Adama Dosso » ainsi que trois autres de ses co-accusés, le Commandant Kipré Yagba et les Sergents-Chefs, Lago Léo et Toh Ferdinand.

Les avocats du Général Brunot Dogbo Blé avaient rejeté les accusations portées contre leur client pour « insuffisance de preuves matérielles ».

08:20 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

VISITE PRESIDENTIELLE;Le Président de la République a animé un meeting à Béoumi au 4ème jour de sa visite d’Etat dans la Région du Gbêkê

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08:14 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/11/2013

info new:Côte d’Ivoire: M. Gbagbo est retenu en otage par la CPI

CPI

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12:40 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Libération provisoire : Quelque chose se prépare pour Simone et Blé Goudé - Ceux qui sont à la manœuvre et leur stratégie

                           

 

Les choses pourraient évoluer dans le bon sens pour les pro-Gbagbo encore détenus dans les geôles en Côte d'Ivoire, notamment l'épouse de l'ex-président de la République, Mme Simone Ehivet et le leader de la jeunesse patriotique ivoirienne, Charles Blé Goudé.
 En tout cas, si l'on en croit les chefs de village de la région du Gôh, qui jouent à fonds la carte de la diplomatie coutumière, des résultats, en l'occurrence des libérations de prisonniers, sont attendus. « Nous pourrons déplacer des montagnes, pourvu qu’on nous laisse travailler. Nous avons transmis un message à Soro. Il est très proche du chef de l’Etat. Donc, nous attendons. Beaucoup de choses ont été faites, mais d’autres attendent encore.

 

 

 

Les autres solutions vont venir, nous restons confiants », a indiqué à la presse vendredi dernier 15 novembre, le chef Gbizié Lambert, président du conseil des chefs de village de Gagnoa (CVG) fort de 165 têtes couronnées de cette région, fief de l'ancien président Laurent Gbagbo. Il a rappelé tous les actes qu'ils ont posé dans le sens de la décrispation et pour rassurer les nouvelles autorités. Leur présence à la cérémonie d'investiture du président Ouattara le 21 mai 2011 à Yamoussoukro, à la tournée du chef de l'Etat le 05 juillet 2013 dans le nord, la récente visite du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro dans le Goh, ont été des occasions au cours desquelles les chefs ont plaidé pour la libération de leurs fils détenus et le retour des exilés. «Lors de l’audience mémorable que le président de l’Assemblée nationale a accordée à la délégation des chefs de Gagnoa, à l’hôtel des parlementaires à Yamoussoukro le 31 juillet 2013, les chefs du département de Gagnoa avaient demandé pardon au chef de l’Etat et au peuple ivoirien pour toutes les fautes commises par les enfants de Côte d’Ivoire dans les deux camps.

 

 

 

Nous avions sollicité le président de l’Assemblée nationale pour qu’il traduise nos préoccupations qui sont, entre autres, la libération définitive des enfants de la Cote d’Ivoire en prison, dont Laurent Gbagbo qui se trouve à La Haye, le retour des exilés, le dégel des comptes bancaires et la libération des maisons encore occupées. Les chefs de village ont noté, avec grande satisfaction, qu’une semaine après cette audience, soit le 5 août 2013, quatorze pro-Gbagbo ont été libérés et une semaine plus tard, quatre officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité élargis, des exilés rentrent au pays sans être inquiétés», se réjouit le chef Gbizié. Il a,  par ailleurs, noté les retombées de la visite de Guillaume Soro dans la région du Goh, notamment une école et un préau à Gnagbodougnoa, la réhabilitation du château d'eau à Kpogrobré, le village de Blé Goudé, et à Takoua, ainsi que beaucoup d'autres réalisations, sans oublier l'équipement du siège provisoire du Conseil des chefs de village de Gagnoa en ordinateurs, imprimantes et climatiseurs, et la pose de la première pierre de leur siège définitif. Une sorte de bilan de la visite de Soro, où selon le président du Conseil des chefs de Gagnoa, la diplomatie coutumière a permis d'obtenir beaucoup d'acquis. Ce fut l'occasion pour lui de condamner les agissements de leurs détracteurs tapis dans l’ombre, dont certains sont issus de leurs rangs. « Il faut que les gens nous laissent travailler. Il faut qu’on nous fasse confiance.

 

 

Nous sommes menacés de partout, comment pouvons-nous obtenir des résultats efficaces avec cela ? Considérant que nos démarches ont connu des résultats positifs, nous proclamons notre infinie gratitude au président Alassane Ouattara, au président Guillaume Soro pour avoir accepté ses nouvelles fonctions de chef de Gagnoa et membre d’honneur du CVG, afin de donner espoir aux populations de Gagnoa », a conclu le chef Gbizié Lambert.

12:33 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

11/11/2013

Interview / Le journaliste Hermann Aboa parle ;''C'est comme si quelqu'un se plaisait à me voir mourir à petit feu...'

Ancien présentateur du journal à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). Hermann Aboa, à l'issue de la crise post-électorale, a connu l'exil, la prison et un licenciement professionnel. Le journaliste raconte son calvaire. S'agissant du contentieux avec la RTI, Hermann Aboa dit compter sur l'actuel Dg, Ahmadou Bakayoko, et sur la ministre de la Communication, Mme Affoussiata Bamba-Lamine pour un dénouement heureux. L'homme qui s'est reconvertit dans l'enseignement parle de ses liens avec le Front populaire ivoirien (Fpi), Sidiki Konaté, feu Désiré Tagro, l'artiste A'salfo et la journaliste Habiba Dembélé. Hermann Aboa ne manque pas de saluer des actions du Président Alassane Ouattara.

Depuis environ deux ans, Vous êtes en liberté provisoire. Comment Hermann Aboa vit cette situation qui fait de lui un demi-prisonnier ?

Hélas, je suis encore en liberté provisoire comme d'ailleurs tous les détenus suite à la crise post-électorale. Remis en liberté, j'attends personnellement ce procès pour que tout soit clarifié et que les uns et les autres aient la preuve que je n'ai pas un profil de gangster ni de « renegat ». Je ne peux souhaiter cette vie à qui que ce soit. J'estime être encore en détention. Tellement c'est difficile pour moi. Parfois il m'arrive de regretter mon ancienne condition de prisonnier. Dehors, je suis un prisonnier ambulant, un véritable « demi-prisonnier », pour utiliser votre terme. Incapable devant les moindres besoins des membres de sa petite famille. Pour votre information, malgré la bonne mine affichée, je n'ai pas un toit actuellement à Abidjan. Mes trois enfants ont chacun été récupérés par des aînés. Mon épouse est obligée d'aller vivre avec son grand frère. Je squatte moi-même quelque part. Je suis entièrement dépouillé avec une famille dispersée. Comme si quelqu'un se plaisait à me voir mourir à petit feu. Peut-on vraiment être heureux de vivre cette vie de damné ? Mais j'ai le soutien de Dieu et je respire. Et je suis convaincu que demain sera meilleur pour moi et que je reconstituerai ma petite vie.

Malgré tout, Hermann Aboa, apprend-t-on, s'est fait une place dans l'enseignement. Comment le journaliste est-il arrivé à cette reconversion ?

Vous savez, se retrouver du jour au lendemain sans boulot et sans revenus, avec une famille en charge, n'est pas une expérience aisée. A la recherche de boulot, voir son dossier mis de côté, juste parce que l'on serait estampillé « pro-Gbagbo », ne laisse aucun choix. Pour ne pas perdre la main, j'avais obtenu de mon ami Théophile Kouamouo de pouvoir animer la chronique « Sans rancune » dans ''Le Nouveau Courrier''. J'avoue, le caractère non partisan de cette page a été l'objet de nombreuses interprétations tendancieuses dues aux passions nées de la crise ivoirienne. J'ai donc suspendu cette collaboration. La priorité pour moi était de renforcer ma formation en attendant de voir mon contentieux avec la RTI réglé un jour. J'ai donc entrepris de reprendre les études universitaires là où les occupations à la RTI m'avaient empêché de les continuer. J'ai quelques mois après ma sortie de prison, fort heureusement, soutenu mon Master en communication et renouvelé mon inscription à l'Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody aux fins d'achever mon Diplôme d'étude approfondie (DEA) en Géologie option Hydrogéologie devenu Master-2. Là aussi, la soutenance est pour bientôt. En attendant donc d'avoir du concret, je suis enseignant-vacataire dans les grandes écoles. Pas grande chose en terme de rémunération mais j'ai toujours eu une passion pour l'enseignement et ce break me permet de m'y essayer. Je suis enseignant-vacataire dans les filières de spécialité en Communication. Depuis un an que je m'essaie à cela, je crois que mes étudiants m'expriment une certaine admiration pour ce que je leur dispense. J'ai même eu l'honneur de participer à la correction du BTS 2013 pour la filière Ressources Humaines et Communication. C'est un plaisir pour moi de contribuer ainsi à la formation de cette jeunesse.

Soyez un peu plus explicite quand vous dites que des entreprises vous refusent du travail parce qu'estampillé « pro-Gbagbo » ?

Lorsque vous postulez à un poste vacant et que dans les coulisses vous apprenez que vous avez certes le profil qu'il faut mais qu'on ne peut prendre le risque de vous embaucher pour ce que l'on sait. Comment l'interpréter ? Il y avait même un poste de responsable en communication à pourvoir dans une structure parapublique dont le domaine d'activité concerne aussi bien mon profil d'expert en environnement en tant que spécialiste en Hydrogéologie, que mon expérience dans la communication. Je n'ai pas obtenu le poste et pourtant, j'avais deux profils pour un poste. Ce qui aurait pu être un plus pour cette structure. Voilà des exemples.

Le contentieux avec la RTI, où en est-on aujourd'hui ?

Je rappelle que j'ai été licencié au motif « d'abandon de poste constaté le 25 novembre 2011 » alors que j'étais en prison. La note de licenciement indique aussi : « votre absence confirme la pleine conscience que vous avez été coupable de graves manquements personnels pendant cette période particulièrement sensible ». Mes droits n'ont même pas été correctement calculés. Juste un chèque de six cent vingt six milles (626 000) francs CFA. Même les arriérés de salaires depuis six mois jusqu'à la date de prise de cette décision unilatérale ne m'ont pas été versés. On est bien dans un cas de licenciement abusif. En janvier dernier, j'ai personnellement fait un memo de la situation au ministre de la Communication avec les collaborateurs duquel j'ai eu plusieurs séances de travail. Même si ces démarches restent jusque-là sans suite, Mme Affoussiata Bamba-Lamine m'a assuré d'une fin heureuse dans ce contentieux qui m'oppose à mon employeur. A la faveur du changement opéré à la tête de la RTI avec l'arrivée du Dg Ahmadou Bakayoko, j'ose croire que mon dossier est en train d'être traité avec minutie. Il était question que la ministre de la Communication œuvre à m'obtenir, au pire des cas, le paiement de mes droits bien calculés en tenant compte de mes arriérés de salaire et des arrangements faits avec les autres agents ayant bénéficié de la mesure de « départ volontaire ». Après plusieurs séances de travail avec son ancien chef de cabinet, le dossier est en ce moment suspendu malgré la grande disponibilité dont a fait preuve ce collaborateur du ministre Affoussiata Bamba-Lamine que je salue pour avoir permis des discussions franches. Je me dis qu'elle poursuit ses échanges avec les nouveaux dirigeants de la RTI pour trouver la solution idoine.

Votre regard, de loin, sur cette télévision qui vous a révélé au grand public ?

Je reconnais que des efforts ont été consentis et les agents, notamment les plus jeunes, semblent s'exprimer au mieux. Je suis aussi heureux que les rédactions soient fusionnées. J'avais déjà évoqué avec des amis le manque à gagner énorme lié au fait que les équipes et logistiques de reportage se dupliquaient pour un même sujet à couvrir. C'est une des décisions réalistes du nouveau directeur général. Au niveau des innovations technologiques, ça se voit à l'antenne que beaucoup de choses ont été faites notamment en ce qui concerne les habillages, le décor des studios, les concepts des productions et autres. Ce qui me laisse sur ma fin cependant, c'est bien l'absence de tribunes pour l'expression de toutes les sensibilités politiques… Les plateaux télé semblent encore pipés dans un air politicien à sens unique. Ce qui ne permet pas à la RTI de porter fièrement son titre de média d'Etat. Mais je crois et j'espère que cela viendra progressivement. Je m'oppose aussi à ceux qui pensent que sous Brou Amessan, rien n'était fait. C'est avec lui que la RTI a commencé à avoir des unités de montage de nouvelle génération.

Depuis des mois, vous êtes à la tête de l'Association ivoirienne des journalistes catholiques…

L'Association ivoirienne des journalistes catholiques (AIJC) m'est venue comme un outil pour m'aider dans ma marche avec le Christ. Il y avait un vide. Après les tentatives avortées de nos aînés Léon Francis Lebry, Patrice Douh, pour organiser les confrères catholiques, il appartenait à la nouvelle génération de poursuivre l'œuvre. Et c'est cet appel que les journalistes catholiques ont compris. Nous avons lancé le Prix Ambrose Madtha qui vient récompenser les bulletins paroissiaux et les journalistes. Ce prix dont la première édition est prévue en décembre 2014 est un peu comme "l'Ebony" de l'AIJC.

Hermann Aboa est membre du Bureau exécutif national de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI). L'on ne se trompe pas en vous considérant comme un homme politique ?

C'est mon père Feu Yapi Timothée qui en 1990 a envoyé le FPI dans la région d'Alépé et à vrai dire je ne suis pas resté insensible aux valeurs défendues par ce parti avec son leader Laurent Gbagbo. J'ai été donc très vite formé à la mamelle politique du FPI. Au collège et au lycée, j'étais déjà dans des cellules de réflexion pour un projet de société qui tienne compte des préoccupations au quotidien des populations : éducation, santé, sécurité, redistribution équitable des richesses… En 2001, à la faveur du congrès de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien, j'ai été élu commissaire aux comptes national de la JFPI. Nous avons travaillé à apporter notre contribution jusqu'à ce que je décide d'embrasser la carrière de journaliste. Depuis 2003, j'ai commencé alors à ne plus être régulier et présent aux rencontres politiques. Et comme depuis 2001, les organes de la JFPI n'ont pas été renouvelés, je suis encore statutairement membre du commissariat aux comptes national de la JFPI qui est un organe essentiellement consultatif. Ce n'est pas une instance de décision. A présent, que je ne fais presque rien, peut-être vais-je songer à m'investir à fonds dans la politique. (Rires)… Mais j'avoue que je n'ai pas encore pris de décision. Selon moi, il ne faudrait pas complexer les journalistes qui veulent embrasser une carrière politique. Il faut juste qu'on les exhorte à bien faire leur travail dans le respect des règles.

Il y a quelques mois, des partisans de Laurent Gbagbo se sont révoltés contre des propos que vous aurez tenus à Paris lors d'une conférence. Des propos invitant en substance le FPI à travailler avec le pouvoir en place et à participer à tous les enjeux politiques. Qu'en était-il exactement ?

D'abord, je tiens à préciser que mes propos avaient été mal rapportés. Je proposais en substance à l'opposition ivoirienne d'asseoir une stratégie cohérente en vue des échéances électorales de 2015 si tant est que ces échéances constituent un objectif pour cette opposition. Et asseoir une stratégie pour moi, c'est ne plus pleurnicher sur le choc reçu le 11 avril 2011. La vérité sur le dossier Laurent Gbagbo sera située. Son cas fait déjà école et permet un certain éveil des Africains. Il n'est pas lui-même du genre pleurnichard. Il aime aller de l'avant. Comment travailler à bien cerner l'environnement électoral pour 2015 ? Avec quels moyens ? Avec quel cheval si le leader naturel restait en phase de pestiféré avec la communauté internationale ? Voici pour moi des questions essentielles à traiter sans passions pour espérer être dans le jeu en 2015. Certains n'avaient pas compris. Aujourd'hui, je me réjouis que depuis la sortie de prison de Pascal Affi N'guessan et de bien d'autres figures de proue du FPI, ces questions reviennent dans les débats. Ce sont des préoccupations réalistes que l'opposition ne peut fuir. Il faut juste quitter l'émotion et prendre son destin avec courage. L'adage dit « qui veut aller loin ménage sa monture ». J'observe comme tout le monde que le FPI s'est remis dans la marche avec l'objectif de participer aux échéances électorales de 2015 si les conditions sont bien évidemment remplies. Cela est essentiel. Qu'on le veuille ou pas, le FPI et ses alliés sont une chance pour la démocratie en Côte d'Ivoire. Cette tendance incarnée par les idéaux du Président Laurent Gbagbo a montré son savoir-faire et son amour pour ce pays. La présence active du FPI sur l'échiquier politique en Côte d'Ivoire fait exister ses adversaires de taille que sont le RDR et le PDCI-RDA. En toute démocratie, il faut un contre-pouvoir efficace et non une opposition créée et manipulée, aux ordres du régime. Je profite pour demander aux sympathisants de la cause du Président Laurent Gbagbo de ne donc pas voir des traîtres partout.

Vous êtes donc pour une candidature du FPI (pas forcément Laurent Gbagbo) aux prochaines élections présidentielles ?

La direction du FPI est suffisamment mature pour prendre la décision idoine. Dans tous les cas, si les conditions sont remplies pour un scrutin équitable, je ne vois pas pourquoi un parti politique devrait s'empêcher de participer à ce rendez-vous important. Le choix du nom reviendra aussi aux militants de ce parti. Pas à moi d'indiquer ce qu'il faut faire à qui que ce soit. Je sais seulement qu'un militant discipliné doit s'aligner sur le choix de ses instances si cela est fait dans le respect des textes.

2015, pointe à l'horizon. Allons-nous voir un Hermann Aboa engagé aux côtés de son parti, le FPI, pour ces futures échéances électorales ?

Un citoyen équilibré ne fait pas un choix pour des élections à grands enjeux sur la seule base de son militantisme dans un parti politique. Il doit pouvoir apprécier les projets de société. Je suis idéologiquement pour une bonne redistribution des richesses aux populations donc plus proche des idéaux de la gauche. Cependant, je ne suis pas pour un socialisme qui s'embourgeoise sans retenue. On ne peut revendiquer être de la gauche et afficher un comportement de la droite.

Plus de deux ans après la gestion de la Côte d'Ivoire par Alassane Ouattara, quel bilan dressez-vous ?

Mon regard peut-il encore être perçu comme objectif ? Je reste sur ma faim. Les milieux internationaux ont longtemps décrit le Président Ouattara comme un spécialiste hors-pair en économie. Juste une question : une économie libérale aux prétextes de booster l'investissement et entreprendre des chantiers nouveaux exige-t-elle une préférence pour les crédits à n'en point finir ? Pendant ce temps, le quotidien des Ivoiriens devient de plus en plus difficile à surmonter avec le panier de la ménagère devenu un sachet troué contenant des condiments liquides. Des factures qui grimpent et grimpent. Les prix des denrées de premières nécessités ne cessent d'augmenter. Dans un pays où l'accès à l'emploi est réservé à des privilégiés non pas sur la base unique des compétences. Beaucoup sont au chômage suite à des licenciements au prétexte fallacieux de raisons économiques. Pendant ce temps, les mêmes entreprises ont quadruplé leur effectif. Il y a des postes qui sont parfois occupés par des personnes sans qualifications. Voici des préoccupations qui me laissent un goût inachevé. Toutefois, il y a des initiatives louables en ce qui concerne certains chantiers du Président Ouattara. Je suis allé récemment à San-Pedro, j'ai vu que la côtière est plus praticable que par le passé. Il y a également l'autoroute de Grand-Bassam, l'axe Singrobo-Yamoussoukro et bien d'autres petits axes ici à Abidjan. Je suis toujours stupéfait quand certains disent que ces projets étaient déjà callés sous le Président Gbagbo. Je suis bien d'accord mais ces chantiers sont en finition sous son successeur, le Président Ouattara. Ne restons pas là à chercher à qui offrir la palme. Mais plutôt promouvoir et féliciter l'intérêt pour les populations. Gbagbo a commencé, si Ouattara termine, ça fait quoi ? Le plus important est que les populations gagnent. Même si les universités souffrent encore de sous équipements pour les laboratoires et bureaux, les sites ne sont-ils pas plus favorables aux études ? J'attends encore de voir sur les deux années qui restent.

Hermann Aboa était présenté, dans le temps, comme le filleul du ministre Sidiki Konaté. Qu'en est-il aujourd'hui de vos relations ?

Le ministre Sidiki Konaté est bien plus qu'un frère. C'est mon grand-frère. Il a fait tant de choses pour moi. Il n'était d'ailleurs pas le seul à me soutenir. Il y avait aussi Sindou Méïté et feu le ministre Désiré Tagro. Ces personnalités ont prouvé à maintes reprises qu'elles me portaient dans leur cœur. Elles ont été manifestement présentes à tout moment. Même si je ne les ai plus revues depuis trois ans, je ne pourrai dire du mal de ces personnalités. Je pleure encore le ministre Désiré Tagro. Je passe souvent saluer sa veuve. Franchement aujourd'hui, tous mes efforts pour rencontrer les grands-frères Sidiki Konaté et Sindou Meïté sont restés vains mais je crois qu'un jour ils m'accepteront à nouveau à leur table. Ils doivent être quelque peu déçus de moi pour ne les avoir pas suivis. J'espère qu'ils comprendront un jour que j'ai seulement agi en toute conscience professionnelle et que je reste leur filleul. Il y a aussi Traoré Salif A'Salfo du groupe Magic Systèm. Il reste un ami. Quand le temps le permettra, on se reverra.

La crise postélectorale aurait aussi fragilisé votre relation avec la journaliste Habiba Dembélé qui, selon des témoins, était une ''grande sœur chérie'' pour vous. Elle a même été le témoin de votre femme lors de votre mariage. Les choses se sont-elles améliorées avec le temps ?

Habiba Dembélé est à ce jour encore le témoin de mariage de mon épouse qui était un peu comme sa fille. Je suis peiné que nos rapports ne soient plus comme avant mais elle doit avoir ses raisons et je la comprends. Un jour viendra, l'amour filial renaîtra. J'ai vraiment apprécié qu'un jour, alors que j'étais en promenade avec mes enfants, qu'elle ait remis à chacun un billet et plaisanté avec ses petits-filleuls. C'est dire que mes prières seront progressivement entendues et que tout reviendra comme avant. Vous savez, les palabres entre une mère et son fils, ce n'est pas sur la place publique qu'on les règle. Soufrez que je n'en dise pas plus sur mes relations avec cette aînée qui m'avait adopté à la RTI. Laissons le temps au temps.

La réconciliation nationale, comment l'appréhendez-vous ?

Telle que menée actuellement, c'est un torchon. La réconciliation, ce n'est pas que des verbes, ce sont des actes à poser. C'est amener tous, à une raison en obligeant chaque camp à faire des concessions. On ne peut faire de réconciliation en ne comptant que les victimes d'un camp, qu'en ne contentant qu'une seule partie. Il faut oser pour faire de la réconciliation. Charles Konan Banny ne réussit pas parce qu'il fait trop de calculs. Il suffit de petits actes à poser. Imaginez-vous qu'un matin, Hermann Aboa, qui est - à tort ou à raison - tant méprisé par un camp et adulé par un autre, se retrouve à officier à nouveau au journal télévisé sur les antennes de la RTI. Pensez vous sincèrement que les téléspectateurs RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) et LMP (La majorité présidentielle) bouderont le plaisir ? Prenons le cas du grand-frère Didier Bléou. C'est un excellent professionnel. Il est aujourd'hui Directeur de Fréquence 2 et je l'en félicite. Didier Bléou a été pourtant le « MC » (Maître de cérémonie, ndlr) officiel de toutes les étapes de la campagne du Président Laurent Gbagbo. Mais on voit bien qu'il continue de bien faire son travail et tout le monde lui reconnait ses mérites. Il y a l'exemple plus récent de Jhon Jay qui a retrouvé le micro. Aujourd'hui, ne serait-ce que fédérer les opinions autour de la télévision nationale, est un des actes symboles forts à entreprendre pour ne pas tourner en rond. Cela ne peut être possible à cause de l'égo et de l'orgueil de certains qui sont prêts à dire « jamais ». Pas besoin d'être un génie pour réussir lorsqu'on a mission de réconcilier. Libérer les prisonniers, suite à cette crise. Traiter tous les Ivoiriens dans le même amour, ce n'est pas des calculs interminables. Tant que les simples évidences vont sembler être des montagnes à surmonter, la réconciliation restera au point-mort.

00:43 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |