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17/07/2014

Débats et opinions: Qui veut tuer "l'Esprit Gbagbo "?

  En politique il y a des signes et des gestes qui ne trompent pas. Depuis que monsieur Affi est sorti de prison, il s'est mis dans la posture d'un double agent en mission commandée au profit de l'impérialisme occidental et de Ouattara. Tous ses discours s'apparentent à ceux du RDR et du RHDP. Voici les thématiques qu'il utilise régulièrement au cours de ses tournées politiques: "La guerre est derrière nous", "allons à la paix", "tournons la page et allons à la reconstruction de notre cher pays". Ces mots ont un sens en politique.

Comment peut-on demander aux Ivoiriens et en particulier aux militants du FPI d'oublier la guerre en moins de trois ans ?
Comment peut-on demander aux Ivoiriens d'aller à la reconstruction de la Côte d'Ivoire qu'ils n'ont jamais détruite?

Comment peut on demander aux Ivoiriens et aux militants du FPI de tourner la page sur celui là même qui a initié la démocratie dans notre pays, et qui est arbitrairement détenu dans une cage parce qu'il a voulu remettre en cause le contrat de 1961?

Contrat moralement et politiquement inacceptable et qui brutalise notre liberté de choix.
Comment peut-on oublier Simone Gbagbo dans les geôles du nord et tous nos exilés pour accompagner Ouattara dans des élections déjà gagnées d'avance?
Comment peut on aller dans une CEI inceste, c'est à dire composée uniquement des membres de la famille de Ouattara?

Autres signaux: Monsieur Affi a toujours été présenté par le gouvernement de Ouattara comme une star alors que la politique n'est pas un spectacle.
AFFI ne se gène pas d'aller dîner nuitamment à la résidence de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, d'ailleurs il a toujours affirmé qu'il ne reproche rien à la France.

Si l'Afrique n'est pas assez entrée dans la mondialisation économique c'est à cause de ses propres enfants qui ont fait le choix des jouissances matérielles et de la soumission, c'est à dire des véritables marionnettes.

Comment AFFI peut-il oser remanier son bureau à quelques jours de l'arrivée du colon Hollande? Son souhait serait il de présenter une opposition molle au représentant de la puissance coloniale Française? Même le prisonnier Gbagbo continue de mener la lutte dans la cage où il est enfermé. Mais pourquoi AFFI a-t-il peur d'assumer ses responsabilités devant l'histoire? Si AFFi veut jouer le même rôle que Ouattra, c'est à dire être l'homme de sérail de la France, coopté pour protéger les intérêts économiques et les privilèges de celle-ci, qu'il laisse sa place à Laurent Akoun ou à Douaty Alphonse pour continuer le combat de Gbagbo jusqu'au bout.

AFFI oublie que des jeunes étudiants ont été froidement assassinés par les forces Françaises, sans oublier les assassinats programmés des cadres du FPI, suivis de l'épuration ethnique des populations de l'ouest à cause de leur choix politique. Gbagbo avait eu raison de dire dans son dernier livre: "il avait trop de traîtres autour de moi". Mais petit à petit les militants et les Ivoiriens découvriront les collabos qui étaient cachés a l'intérieur du FPI juste pour partager la soupe avec Gbagbo tous les soirs.

La détention et la confirmation des charges contre Gbagbo arrangent certains cadres de sa propre famille politique et beaucoup de traîtres de LMP qui ont pour métier politique de manger à tous les râteliers. Ils ont une mémoire sélective et très habile. Ils ont pour seul slogan trompeur "Ne vous inquiétez pas, Gbagbo sera libéré le mois prochain". Mais en réalité ils ne sont pas pour la libération de Gbagbo, car libérer Gbagbo serait la fin de leurs mensonges et de leurs carrières politiques. C'est pourquoi je demande aux militants de rester sereins et vigilants et de continuer de soutenir la ligne politique du combat de Gbagbo jusqu'au bout ,car on ne peut pas tuer un esprit.

09:49 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/07/2014

Côte d'Ivoire : Bédié invite le FPI à désigner ses représentants à la Commission électorale

Le Président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique) Henri Konan Bédié a invité, vendredi, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien Chef de l'Etat Laurent Gbagbo à désigner ses représentants au sein de la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser les prochaines élections.

S'exprimant à l'aéroport d'Abidjan à son arrivée de la France après deux mois d'absence, M. Bédié a indiqué que la composition de la CEI est "bonne", et garantit des élections "crédibles". "Je souhaite vivement que le FPI désigne ses représentants", a-t-il ajouté.

Le Président du FPI, Pascal Affi N'guessan a expliqué, jeudi, le rejet de l'ossature de cette institution électorale. "le pouvoir a la majorité absolue avec neuf membres" avait déploré M. Affi.

La nouvelle CEI, adoptée le lundi 28 mai par le parlement, passe de 31 à 17 membres dont un représentant du Président de la République, quatre pour les partis au pouvoir, quatre pour les partis de l'opposition, quatre pour la société civile et quatre représentants de l'administration.

12:16 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique, Société | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Politique française : L’ancien Président français Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

 

Nicolas Sarkozy, l’ex-président de la république française, a été placé en garde vue, mardi, à l’Office anticorruption de la police judiciaire, annoncent plusieurs médias français. Selon ces sources, l'audition de l'ancien chef de l'Etat français (2007-2012) pourrait durer 24 heures avec un « éventuel renouvellement » une fois.

Nicolas Sarkozy pourra bénéficier d'une relaxe « sans poursuites » ou être « présenté » à un juge d'instruction pour une « mise en examen » si le magistrat le « juge nécessaire ».

L'ex-président français est poursuivi pour « trafic d'influence » et « violation du secret de l'instruction ». Une affaire pour laquelle une information judiciaire avait été ouverte en février 2014.

Après sa mise en examen dans l'affaire Bettencourt par la justice bordelaise avant de bénéficier d'un « non-lieu », Nicolas Sarkozy que l'opinion française soupçonne de reprendre en mains les rênes de son parti, l'Union de la majorité présidentielle (UMP) pour signer son retour sur la scène politique, est aux mains de la police judiciaire à Nanterre (banlieue à l'Ouest de Paris).

Les enquêteurs, selon les médias français, cherchent à établir si M. Sarkozy a tenté d'obtenir des « informations auprès d'un magistrat de haut rang, Gilbert Azibert, sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'un poste ».

12:08 Écrit par YKJMhome dans actualite internationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/03/2014

Urgent : Blaise Compaoré à Abidjan. Ouattara toujours convalescent, absent à l’aéroport

                                             PHOTO Blaise Compaoré arrivé ce mardi 04 mars 2014 à l'aéroport d'Abidjan, et accueilli à le Premier ministre Kablan Duncan et par le Président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro.

Le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est arrivé ce mardi 04 mars 2014 à 12h à Abidjan, pour une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté un journaliste d’IvoireBusiness présent à l’aéroport d’Abidjan.
Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre Kablan Duncan et par le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro.
Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, était absent à l’aéroport Félix Houphouët Boigny pour accueillir son hôte.
Blaise Compaoré n’a fait aucune déclaration à sa descente d’avion, préférant se rendre immédiatement à la résidence présidentielle à la rencontre de Ouattara, rentré convalescent de Paris dimanche.
C’est selon nos informations, la raison de son absence à l’accueil de Blaise Compaoré.

 

01:17 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

05/01/2014

Intenses échanges de tirs dans la capitale du Sud Soudan

30 décembre. Un soldat de l'armée sud-soudanaise se tient près de sa mitrailleuse dans la ville de Malakal, au nord-est de Juba.

Au même moment, les parties en conflit ont entamé à Addis Abeba en Ethiopie des négociations sur un cessez-le-feu.

Des explosions et d’intenses échanges de tirs ont été entendus samedi en début de soirée dans le quartier où est notamment situé le palais présidentiel à Juba, la capitale du Soudan du Sud.

Au même moment, les parties en conflit au Soudan du Sud ont entamé à Addis Abeba en Ethiopie des négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de trois semaines de conflit, a annoncé le ministère des Affaires étrangères éthiopien.

«Des représentants du gouvernement et de l’opposition du Soudan du Sud ont entamé des pourparlers de paix officiels», a affirmé le ministère des Affaires étrangères éthiopien dans un communiqué.

 

13:22 Écrit par YKJMhome dans actualite Africaine, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/11/2013

VISITE PRESIDENTIELLE;Le Président de la République a animé un meeting à Béoumi au 4ème jour de sa visite d’Etat dans la Région du Gbêkê

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08:14 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/11/2013

info new:Côte d’Ivoire: M. Gbagbo est retenu en otage par la CPI

CPI

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12:40 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Libération provisoire : Quelque chose se prépare pour Simone et Blé Goudé - Ceux qui sont à la manœuvre et leur stratégie

                           

 

Les choses pourraient évoluer dans le bon sens pour les pro-Gbagbo encore détenus dans les geôles en Côte d'Ivoire, notamment l'épouse de l'ex-président de la République, Mme Simone Ehivet et le leader de la jeunesse patriotique ivoirienne, Charles Blé Goudé.
 En tout cas, si l'on en croit les chefs de village de la région du Gôh, qui jouent à fonds la carte de la diplomatie coutumière, des résultats, en l'occurrence des libérations de prisonniers, sont attendus. « Nous pourrons déplacer des montagnes, pourvu qu’on nous laisse travailler. Nous avons transmis un message à Soro. Il est très proche du chef de l’Etat. Donc, nous attendons. Beaucoup de choses ont été faites, mais d’autres attendent encore.

 

 

 

Les autres solutions vont venir, nous restons confiants », a indiqué à la presse vendredi dernier 15 novembre, le chef Gbizié Lambert, président du conseil des chefs de village de Gagnoa (CVG) fort de 165 têtes couronnées de cette région, fief de l'ancien président Laurent Gbagbo. Il a rappelé tous les actes qu'ils ont posé dans le sens de la décrispation et pour rassurer les nouvelles autorités. Leur présence à la cérémonie d'investiture du président Ouattara le 21 mai 2011 à Yamoussoukro, à la tournée du chef de l'Etat le 05 juillet 2013 dans le nord, la récente visite du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro dans le Goh, ont été des occasions au cours desquelles les chefs ont plaidé pour la libération de leurs fils détenus et le retour des exilés. «Lors de l’audience mémorable que le président de l’Assemblée nationale a accordée à la délégation des chefs de Gagnoa, à l’hôtel des parlementaires à Yamoussoukro le 31 juillet 2013, les chefs du département de Gagnoa avaient demandé pardon au chef de l’Etat et au peuple ivoirien pour toutes les fautes commises par les enfants de Côte d’Ivoire dans les deux camps.

 

 

 

Nous avions sollicité le président de l’Assemblée nationale pour qu’il traduise nos préoccupations qui sont, entre autres, la libération définitive des enfants de la Cote d’Ivoire en prison, dont Laurent Gbagbo qui se trouve à La Haye, le retour des exilés, le dégel des comptes bancaires et la libération des maisons encore occupées. Les chefs de village ont noté, avec grande satisfaction, qu’une semaine après cette audience, soit le 5 août 2013, quatorze pro-Gbagbo ont été libérés et une semaine plus tard, quatre officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité élargis, des exilés rentrent au pays sans être inquiétés», se réjouit le chef Gbizié. Il a,  par ailleurs, noté les retombées de la visite de Guillaume Soro dans la région du Goh, notamment une école et un préau à Gnagbodougnoa, la réhabilitation du château d'eau à Kpogrobré, le village de Blé Goudé, et à Takoua, ainsi que beaucoup d'autres réalisations, sans oublier l'équipement du siège provisoire du Conseil des chefs de village de Gagnoa en ordinateurs, imprimantes et climatiseurs, et la pose de la première pierre de leur siège définitif. Une sorte de bilan de la visite de Soro, où selon le président du Conseil des chefs de Gagnoa, la diplomatie coutumière a permis d'obtenir beaucoup d'acquis. Ce fut l'occasion pour lui de condamner les agissements de leurs détracteurs tapis dans l’ombre, dont certains sont issus de leurs rangs. « Il faut que les gens nous laissent travailler. Il faut qu’on nous fasse confiance.

 

 

Nous sommes menacés de partout, comment pouvons-nous obtenir des résultats efficaces avec cela ? Considérant que nos démarches ont connu des résultats positifs, nous proclamons notre infinie gratitude au président Alassane Ouattara, au président Guillaume Soro pour avoir accepté ses nouvelles fonctions de chef de Gagnoa et membre d’honneur du CVG, afin de donner espoir aux populations de Gagnoa », a conclu le chef Gbizié Lambert.

12:33 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

11/11/2013

Affaire ''Gbagbo à la CPI'' : Bensouda provoque un chamboulement - Le calendrier de procédure suspendu

La requête du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, en date du 28 Octobre 2013, a conduit à un important chamboulement : le vendredi 08 novembre 2013, les juges de la Chambre préliminaire 1 ont accédé à la demande du Procureur aux fins de variation de délai.


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00:46 Écrit par YKJMhome dans Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

05/11/2013

URGENT:pour son cas de santé:Le gouvernement ivoirien dépêche des médecins auprès de Simone Gbagbo à Odienné


Le gouvernement ivoirien a dépêché une équipe de plusieurs médecins auprès de l'ex-Première dame, Simone Ehivet Gbagbo, détenue à Odiénné dans l'extrême Nord-Ouest du pays depuis plus de deux ans.

Selon une source proche de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), « une équipe de plusieurs médecins dont un kinésithérapeute a été dépêchée lundi par le gouvernement auprès de Mme Simone Gbagbo à Odienné ». Pendant deux jours, cette équipe médicale va examiner Mme Gbagbo, précise la même source.

L'expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l'Homme, le sénégalais, Doudou Diène avait plaidé il y a quelques jours que des médecins visitent l'ex-Première dame dans sa résidence surveillée à Odienné.

Il avait également rapporté, que Simone Gbagbo, l'épouse de l'ancien Chef de l'Etat ivoirien, sollicite « la présence à ses côtés d'un membre de sa famille ».

Le juriste sénégalais avait fait cette déclaration au terme d'une mission effectuée, le samedi 19 octobre dernier, à Odienné où il a rencontré l'ex-Première dame ivoirienne.

« Mme Gbagbo va bien. Elle garde la même vigueur intellectuelle. Elle a la même force de caractère qu'on connaît chez elle. Deux ans de détention n'ont pu que l'affaiblir naturellement » soulignait Doudou Diène, plaidant pour « une mise en liberté provisoire » de Simone Gbagbo.

Parlant de l'environnement de détention de l'épouse de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, M. Diène avait révélé qu'elle est « dans une villa que j'ai visitée plusieurs fois. Ce n'est pas une cellule. Elle mange, elle a une cuisinière qui travaille avec elle ».

« Elle (Simone Ehivet Gbagbo) souhaite qu'un membre de sa famille puisse venir lui tenir compagnie dans sa solitude », a-t-il ajouté.

Doudou Diène, par ailleurs, Vice-président du conseil scientifique de l'Institut international de recherche politique de civilisation, a effectué une mission de dix jours en Côte d'Ivoire qui a pris fin le 23 octobre par une conférence de presse au siège de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

29/10/2013

Liberté provisoire pour Gbagbo ? Ses proches font des confidences : « Il est en train de faire ses valises » - Un système d'alerte mis en place à Abidjan - Des contacts pris avec l'Afrique du Sud

Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l'ancien président sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement...Mais, ses partisans ne sont pas les seuls à l'attendre.


Abidjan, l'image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n'a-t-il pas été accueilli dans l'allégresse dans son village de Bongouanou, début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ?

A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mou­vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d'Ivoire ». Depuis Accra, où il s'est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l'ancien président, assure que, si son men­tor était libéré, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays « puisqu'ils n'auraient plus de raison d'être en exil ». Gbagbo lui-même s'y verrait déjà, si l'on en croit l'un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ».

Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n'ignore pas que la partie s'annonce serrée. Qu'espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (Cpi) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d'un dossier d'accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l'humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale.

Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d'un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d'espérer. « Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l'un des défenseurs de l'ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s'enferme dans une position politique. » Même s'il sous-estime l'opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d'ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo.

Habiba Touré, l'un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l'ancien président devait être libéré en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d'une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l'intervalle, se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la Cpi - et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d'accueillir l'encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo - au premier rang desquels Me Altit - et soumise à la Cour. Mais elle est confi­dentielle, et c'est aux juges qu'il appartiendra de prendre une décision.

A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d'Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L'Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n'a jamais fait mystère de son aversion pour la Cpi (même si l'Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d'accueil s'engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L'Afrique du Sud est une autre possibilité- sans doute la plus sérieuse à l'heure actuelle. Selon l'ancien conseiller de Gbagbo, cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. « De nombreux chefs d'Etat africains sont d'accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l'ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant. » Peut-être ... Mais, on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d'Ivoire se porter candidat et prendre le risque d'héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles.

Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempère l'optimisme des plus fervents adeptes de l'ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d'une machination. Nous sommes sûrs qu'il sera bientôt parmi nous comme le Christ », prédit, exalté, un cadre du parti.

En Côte d'Ivoire, certains se prennent même à rêver d'une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s'est rendue en Côte d'Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu'elle sera cette fois plus convaincante et, à l'issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d'année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure.

A moins qu'un procès, s'il devait finalement avoir lieu, n'aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d'aller où il veut. Enfin presque... Pascal N'guessan a beau affirmer qu'« un Ivoirien ne peut pas être contraint à l'exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d'Ivoire », il n' y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui l'attendent. « C'est vrai que ce qui se passe à La Haye préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C'est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu'il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice. » La menace est claire ... et ne tombera certainement pas dans l'oreille d'un sourd. Car l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu'il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l'époque procureur de la République- et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l'envie lui prenait de revenir au pays. Il n'empêche.

Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'lvoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C'est à quatre de ses fidèles qu'il a d'ailleurs confié le suivi du dossier. II y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d'Etat et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques; Gnénema Coulibaly, le ministre de la Justice (c'est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l'a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l'Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l'Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l'Etat ivoirien que sont Jean- Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s'entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d'une libération rapide de Gbagbo, et ses services n'ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d'alerte existe déjà, qui s'appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l'armée, et qui pourrait être activé très rapidement s'il s'avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir).

Reclus. Conscients de l'enjeu, les proches de l'ancien chef de l'Etat savent qu'ils n'ont pas intérêt à jeter de l'huile sur le feu et jouent la carte de l''apaisement. « Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s'est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi N'guessan. Son dernier défi, c'est la réconciliation nationale. S'il réussit, il n'aura plus rien à prouver. »

En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la Cpi. « Quoi qu'on en dise, les circonstances n'ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n'avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd'hui qu'hier! » Dans l'entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l'on reconnaît qu'il est difficile (mais pas impossible) de prouver l'implication directe et personnelle de l'accusé. « Certes, renchérit un membre d'une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des témoins à l'intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il être sûr qu'ils viendront témoigner. » Et que ferait Gbagbo s'il était libéré ? « C'est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l'âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s'ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l'imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l'ancienne Première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Le gouvemement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques. Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu'en 2011 ? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N'guessan. Mais, pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancœurs et d'aller à l'essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n'est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N'guessan imagine deux options. « Il peut s'installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires. » Selon Justin Koné Katinan, « qu'il soit candidat ou qu'il aille au village, II dira: « Moi, j'ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner » .

Politesses. Pourrait-il à nouveau être candidat ? C'est la question que tout le monde

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13:20 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

14/10/2013

Sommet des chefs d’Etat de l’Ua contre la Cpi : Aucunes poursuites contre les présidents au pouvoir


Les pays africains demandent l’ajournement des procédures ouvertes par la Cour pénale internationale (Cpi) contre des dirigeants en exercice. Les dirigeants africains, réunis samedi à Addis Abeba pour un sommet extraordinaire consacré à l’examen des relations entre l’Afrique et la cette juridiction internationale, ont demandé l’ajournement des procédures ouvertes par la Cpi contre des dirigeants en exercice, et décidé que le président kényan Uhuru Kenyatta ne devrait pas se rendre devant la Cour, où son procès doit s’ouvrir le 12 novembre prochain.

"A cet égard, nous avons réaffirmé que les principes des lois nationales et du droit international accordent l’immunité aux chefs d’Etat et de gouvernement en exercice", a déclaré Hailemariam, Premier ministre éthiopien, président en exercice de l’Ua. Par conséquent, aucune accusation ne saurait être lancée ou maintenue devant un quelconque tribunal international contre un chef d’Etat en exercice, ceci pour  préserver l’ordre constitutionnel, la stabilité et l’intégrité des Etats membres ", a-t-il précisé. Depuis l’annonce de cette décision, beaucoup d’africains, expriment leurs fortes inquiétudes face à ce qui apparait à leurs yeux comme une volonté de leurs dirigeants de faire la promotion et l’apologie de l’impunité. ‘‘Et si malgré les nombreux crimes qu’ils commettent, il leur arrivait de passer 40 ans au pouvoir, comme Mugabé, Sassou et autres. Que feraient donc leurs populations victimes de leurs barbaries ?

12:05 Écrit par YKJMhome dans actualite nationale, Politique | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |